S'affranchir du regard des gens du jugement de l'invisible

Représenter l'invisible qui pèse sur tant de personnes

Le but de ce projet ?

Mon objectif à travers ce projet est de montrer que l’être humain est éphémère et qu’il ne faut pas prendre en compte les critiques non constructives des personnes que nous rencontrons. Qu’il ne faut pas que le regard des autres nous empêche d’être qui nous sommes réellement.

COmment m'y prendre ?

Pour réaliser ce projet, j’ai décidé de prendre des photos de moi dans le centre-ville de Besançon. Sur la première série de photos, je serai habiller de manière non-conventionnelle. Pour se faire, bien que le temps dehors soit froid et nuageux, je serai en habits de vacances, d’été. Sur la première photo de cette série, le jugement des personnes m’entourant sera visible tandis que sur la deuxième photo, personne ne sera présent pour me juger. Cela se verra à mon attitude.

Pourquoi ce projet ?

J’ai décidé de réaliser ce projet, car pendant longtemps je me suis grandement soucié du regard des autres. Je n’osais pas être moi-même que ce soit avec mes amis ou avec des inconnus, dans la rue par peur du regard et du jugement des autres. Ce regard bien qu’invisible pour la plupart des personnes me côtoyant, était pour moi bien visible.

Il a fallu que je quitte le lycée et que je rentre en étude supérieure, en 2019, en DUT MMI, à Montbéliard, pour que j’ai enfin le courage de m’affirmer, de m’habiller comme je le souhaite, de m’exprimer et de ne pas hésiter à parler et à dire les choses. Ce fut un travail que j’ai fait sur moi-même, ce ne fut pas forcément simple mais grâce à l’aide de mes amis, j’ai pu me sentir moi-même.

Depuis cette année, dès que j’hésite à m’habiller, à agir comme je le souhaite je me pose plusieurs questions : « Est-ce que le regard d’inconnus doit avoir un impact sur moi ? », « Est-ce que je recroiserai ces personnes dans ma vie ? » ou encore depuis peu « Est-ce que je m’en fiche de ce que pense des inconnus à propos de moi ? ». Ces questions que je me pose m’aident à devenir moi-même et à m’écouter et non pas écouter les autres. Pour ce qui est des gens que je côtois dans ma vie de tous les jours, je me dis que si le feeling s’est bien passé la première fois, il n’y a pas de raisons que cette impression change en fonction de comment je m’habille par exemple.

L’invisible a donc pris une part importante dans mon enfance et mon adolescence. Mais n’est-ce pas l’humanité qui est invisible et qui n’est rien par rapport au temps qui passe ? Les pensées, jugements de quelqu’un doivent-ils vraiment brider/oppresser les personnes alors que dans 20 minutes cette personne aura déjà presque oublié ?

Mener à bien ce projet a, pour moi, été un accomplissement dans le fait de me détacher de ce regard et de ce jugement.

Un logo utilisant la théorie de gestalt

Afin de rester dans le thème de l’invisible, j’ai décidé de créer un logo utilisant la théorie de Gestalt. Cette théorie est celle utilisée dans les logos de grandes marques telles que Carrefour, WWF, FedEx… Cette théorie insinue que notre perception visuelle complète des formes sans les voir entièrement. Ce logo représente la tête et le regard d’un humain. Le nom du projet a lui aussi une part de mystère. En effet look en anglais signifie voir mais en français, le look d’une personne n’est autre que la façon par laquelle elle s’habille.

Affronter le regard des gens

Le moment de prendre les photos

Vint enfin le moment de prendre les photos. Le jour où ces photos ont été prises, la température indiquait 10°C. Je suis allé au centre-ville accompagné de mon ami Lucas. Nous avons essayé de trouver l’endroit le plus animé de Besançon. Pas de chances pour nous, il n’y avait pas grand monde dans les rues en ce dimanche après-midi. J’ai senti le regard du peu de gens se poser sur nous à peine avais je enfilé ma tenue d’été. Au moment de poser, j’ai entendu certaines personnes dire « regarde il est en short avec ce temps, encore pour Instagram… ».

Avec jugement
Sans jugement
Avec jugement
Sans jugement

Ce site a été créé dans le cadre d’un projet pédagogique à l’IUT Information-communication de Besançon
Merci à Lucas Lemoine de m’avoir aidé à prendre les photos